C’est notre artisanat de tous les jours : des campagnes, des visuels, des déclinaisons. L’IA a transformé notre façon de les produire, et pas là où on l’imagine. Voici le circuit tel que nous le pratiquons réellement, avec ses étapes qui ont changé et celles qui n’ont pas bougé d’un pixel.

L’exploration, méconnaissable

Avant, une phase d’exploration créative produisait quelques pistes en plusieurs jours. Avec un générateur comme Midjourney, elle en produit des dizaines en quelques heures : des directions visuelles, des ambiances, des variations qu’on n’aurait jamais eu le temps d’essayer. Ce n’est pas la qualité de chaque piste qui a explosé, c’est la largeur du champ exploré. On tombe plus souvent sur la bonne idée parce qu’on en regarde beaucoup plus. Pour les besoins d’animation, Runway prolonge le travail en mouvement ; pour les équipes déjà installées dans leurs outils, Firefly ou Canva jouent un rôle comparable.

La sélection et la cohérence

Le tri, lui, reste un regard humain. Choisir la piste juste pour la marque, écarter ce qui est joli mais hors sujet, tenir la cohérence d’une série entière : c’est là que se joue le métier. Une astuce de pratique : verrouiller une référence de style dès qu’une piste est retenue, et générer toute la série à partir d’elle. Les visuels de ce blog, une série entière de scènes en figurines qui tiennent ensemble, sont sortis de ce circuit exact.

Les déclinaisons

Une campagne vit sur plusieurs canaux, chacun avec ses formats. Cette partie, longtemps la plus ingrate du métier, est devenue largement assistée : le visuel maître se décline vite, et l’énergie se reporte sur ce qui compte. Une campagne complète, pistes, sélection, série finale et déclinaisons, tient désormais dans la semaine. Le même travail en demandait trois ou quatre.

Ce que l’IA ne sait toujours pas faire

Respecter une charte au pixel près, écrire proprement du texte dans une image, comprendre pourquoi ce bleu et pas un autre. Les mains des personnages, aussi, ont encore leurs mauvais jours. Le bon à tirer reste un regard humain, de préférence deux. Le métier n’a pas disparu, il s’est déplacé : moins d’exécution, plus de direction. Et honnêtement, c’est la partie du métier qu’on préfère.

Les outils que nous utilisons pour ça

Pour cette tâche, l’exploration et les séries se font avec Midjourney, l’animation avec Runway, et des outils comme Firefly ou Canva rendent des services comparables selon les équipes. D’autres outils équivalents existent et changeront ; la méthode, elle, reste.