La crainte est légitime : des textes lisses, interchangeables, qui sentent la machine à dix mètres. Elle est même fondée, parce que c’est exactement ce que produit une IA à qui l’on ne donne rien. Le rédacteur est une fonction précieuse, à condition de savoir la nourrir. La bonne nouvelle : ça s’apprend en une heure.
Donner la matière
La différence entre un texte générique et un texte qui vous ressemble tient à ce que vous fournissez. Vos anciens emails, vos propositions passées, vos tournures habituelles, le contexte du destinataire : avec cette matière, un assistant comme Claude ou ChatGPT écrit dans votre registre. Sans elle, il écrit dans le registre de tout le monde, et ça se voit. Faites le test sur un même email, une fois à vide, une fois nourri de trois exemples de votre plume : le second est méconnaissable, dans le bon sens.

La règle du premier jet
Un texte généré est un premier jet, jamais un texte final. La relecture qui suit prend souvent cinq minutes, et c’est là que votre voix revient : une formule remplacée, une phrase raccourcie, un mot que vous n’auriez jamais employé qui saute. Certains signes trahissent la machine à coup sûr, les tirets trop longs, les rafales de phrases courtes, les formules d’enthousiasme creuses. Apprenez à les repérer, ils partent en quelques secondes, et vos lecteurs ne verront jamais que la version corrigée.
Ce que le rédacteur fait très bien
Structurer un propos confus, reformuler dans un autre ton, décliner un même contenu pour plusieurs destinataires, dégonfler un texte trop long. Pour les comptes rendus et les documents récurrents, le gain est immédiat et sans regret. Il traduit aussi remarquablement, seul ou en tandem avec un outil dédié comme DeepL, en adaptant le ton plutôt qu’en transposant mot à mot.
Ce qu’il ne fera jamais
Avoir votre opinion, connaître l’historique d’une relation, sentir qu’avec ce client précis, mieux vaut appeler qu’écrire. Chaque article de ce blog passe par ce circuit, rédaction assistée puis relecture humaine, et celui-ci ne fait pas exception. Si vous n’avez rien remarqué, c’est que la méthode fonctionne.
Les outils que nous utilisons pour ça
Pour cette tâche, la rédaction se fait avec Claude ou ChatGPT nourris de vos textes, et la traduction fine avec DeepL en complément. D’autres outils équivalents existent et changeront ; la méthode, elle, reste.
