Nous concevons des intranets et des applications métiers depuis trente ans, notamment pour des grands comptes et des institutions. La question de départ n’a jamais varié : comment organiser l’information pour qu’elle serve. Ce qui a changé, c’est ce que les outils savent désormais en faire.
L’ancienne question et la nouvelle
Hier, on numérisait, on classait, on partageait. L’information était rangée, ce qui ne veut pas dire utile : chacun connaît l’intranet impeccable que personne ne consulte, monument de bonne volonté visité deux fois par an. Aujourd’hui, une question s’ajoute : que peuvent faire nos outils de cette information ? La lire, la chercher, la résumer, la comparer, la tenir à jour.
Ce que cela donne
Retrouvons l’Atelier Vogel, notre cabinet fictif de douze personnes. Il a réuni ses procédures dans un assistant interne : un GPT personnalisé, alimenté par une dizaine de documents. Un collaborateur qui vient de rentrer de déplacement ne cherche plus dans une arborescence, il pose sa question.

Deux choses méritent d’être remarquées. La première réponse cite sa source et la date de mise à jour du document : on sait d’où vient l’information, et si elle est fraîche. La seconde est plus précieuse encore : face à un cas que les documents ne couvrent pas, l’assistant le dit, et renvoie vers la bonne personne. Un assistant qui sait ne pas répondre vaut mieux qu’un assistant qui invente avec aplomb.
Les conditions du succès
Un intranet intelligent construit sur un fond documentaire faux ou périmé donne des réponses fausses avec assurance, ce qui est pire que pas de réponse. La qualité du fond reste le premier chantier, le moins spectaculaire et le plus décisif : qui met à jour quoi, et à quel rythme. Viennent ensuite les droits d’accès et la confidentialité. Tout le monde ne doit pas pouvoir tout demander, et la frontière doit être pensée avant la mise en service, pas après le premier incident.
Pourquoi nous en parlons ainsi
Ce sont des questions d’organisation avant d’être des questions techniques, et c’est pour cela qu’elles nous occupent depuis si longtemps. L’IA n’a pas rendu ce travail obsolète. Elle a rendu son résultat visible par tous, tous les jours.
Pour cette démonstration, l’assistant est un GPT personnalisé dans ChatGPT, nourri de quelques documents. Les environnements Microsoft proposent le même principe avec Copilot.
