Il y a deux ans, créer une application demandait un budget de développement, des mois de délai et des compétences que la plupart des PME n’ont pas en interne. Aujourd’hui, il est possible de décrire ce que l’on veut en langage courant et d’obtenir une application qui fonctionne, pour le web comme pour le mobile. Nous le faisons régulièrement, avec des plateformes de développement conversationnel comme Emergent, et la promesse mérite d’être prise au sérieux. À trois conditions.

Ce qui marche déjà très bien

Les outils internes, d’abord. Un formulaire de prise de réservations, un suivi de commandes, un catalogue consultable par l’équipe, un petit tableau de bord d’activité. Nous avons construit certains de nos propres outils exactement ainsi, en jours plutôt qu’en mois. C’est aussi une façon nouvelle de tester une idée : plutôt qu’un cahier des charges théorique, un prototype qui fonctionne, mis entre les mains des utilisateurs dès la première semaine. Le retour d’un utilisateur réel vaut dix réunions de spécification.

Condition une : un besoin précis

Le piège serait de créer des applications parce que c’est devenu facile. Une application qui ne répond pas à un besoin identifié devient un objet de plus à entretenir. La question reste celle de toujours : quelle tâche, quel processus, quel gain.

Condition deux : un périmètre limité

Ces plateformes brillent sur les applications simples et bien délimitées. Tout ce qui touche aux connexions complexes avec vos systèmes existants, à la sécurité de données sensibles ou à un usage intensif par un grand nombre d’utilisateurs demande toujours un vrai travail d’ingénierie. Commencer petit n’est pas un renoncement, c’est la méthode.

Condition trois : un responsable pour la suite

Un outil généré vite se maintient aussi : quelqu’un doit rester en charge de le faire évoluer, de corriger, d’adapter. Croire qu’une application est finie le jour où elle fonctionne, c’est croire qu’un jardin est fini le jour où on l’a planté.

Notre conseil

Commencez par un seul processus, bien choisi, faites-en un pilote, et décidez de la suite sur des résultats plutôt que sur des promesses. C’est la partie de notre métier qui a le plus changé ces derniers mois, et c’est peut-être la tâche de cette série qui surprendra le plus ceux qui ne l’ont pas encore essayée.

Les outils que nous utilisons pour ça

Pour cette tâche, nous travaillons avec Emergent, une plateforme de développement conversationnel, et le marché en compte d’autres du même esprit. D’autres outils équivalents existent et changeront ; la méthode, elle, reste.